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Tout commence dans les années vingts, entre Andria et Corato, dans les Pouilles, une région du sud de l’Italie, lorsqu’un producteur de mozzarella a eu l’idée de récupérer les chutes de ce fromage pour en fabriquer un nouveau: la burrata.
Un fromage frais au lait de vache, realisé à partir d’une pâte filée de mozzarella, que l’on étale à plat sur 3 à 4 mm d’épaisseur et que l’on garnit de stracciatella, avant de refermer le tout avec des feuilles de jonc ou de bananier pour en faire une boule.
Tout le secret du moelleux et du fondant de ce fromage – qui tire son nom de sa texture tendre comme du beurre (“burro” en italien) – vient donc de cet incroyable mélange crémeux de stracciatella: des restes de mozzarella, du caillé, du sérum et 20 à 30% d’un crème fraîche particulièrement riche, avec ses 42% de matière graisse.
Au Fontanarosa, à Paris, le patron Flavio Mascia et son chef, Giuseppe Martorana, recommandent de déguster la burrata nature, avec un filet d’huile d’olive fruitée de ligurie (Taggiasca) ou bien avec des lamelles de truffes blanches d’Alba.